Un mémorandum de trois pages, estampillé 'routine' par le greffier qui l'a classé, allait changer le cours de l'histoire. Dans les mois qui suivirent, cet événement, qui sembla insignifiant à l'époque, allait avoir des conséquences mondiales. Le contexte était tendu, les relations entre les États-Unis et Cuba s'étaient dégradées depuis la révolution cubaine de 1959, qui avait porté Fidel Castro au pouvoir. Les États-Unis, sous la présidence de John F. Kennedy, cherchaient à renverser le gouvernement communiste de Castro. Le 17 avril 1961, un groupe d'exilés cubains, formés par la CIA, débarqua dans la baie des Cochons, avec pour objectif de renverser le gouvernement de Castro. L'opération, qui avait été planifiée pendant des mois, devait être un succès, mais elle tourna au désastre. Les exilés cubains, au nombre de 1 400, furent rapidement encerclés par les troupes cubaines et la plupart d'entre eux furent tués ou capturés. L'échec de l'invasion de la baie des Cochons eut des conséquences immédiates, les relations entre les États-Unis et l'Union soviétique se tendirent encore davantage, et le monde se rapprocha de la guerre nucléaire. L'échec de cette opération eut également des conséquences à long terme, il renforça la position de Castro à Cuba et contribua à la crise des missiles de Cuba en 1962. Aujourd'hui, l'invasion de la baie des Cochons est considérée comme l'un des plus grands échecs de la politique étrangère américaine du XXe siècle, et son héritage continue de façonner les relations entre les États-Unis et Cuba.
« Nous allons créer un pays sans classes, sans argent, sans marchés », déclaraient les dirigeants khmers rouges, tandis que leurs troupes se préparaient à prendre d'assaut Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Cette déclaration reflétait l'idéologie radicale du régime, qui visait à transformer le pays en une société agraire autarcique. Le contexte de cette prise de pouvoir était marqué par des années de guerre civile et d'instabilité politique, qui avaient affaibli le gouvernement en place. Le 17 avril 1975, les forces khmers rouges, menées par Pol Pot, sont entrées dans Phnom Penh, marquant le début d'un des régimes les plus brutaux de l'histoire moderne. Les habitants de la ville ont été contraints de quitter leurs maisons et de se diriger vers les campagnes, où ils ont été soumis à des conditions de travail et de vie extrêmement dures. Les estimations varient, mais il est admis que près de deux millions de personnes, sur une population de huit millions, sont mortes sous le régime khmer rouge, victimes de la famine, des exécutions, et des conditions de vie inhumaines. L'impact immédiat de la prise de Phnom Penh a été la destruction de la société cambodgienne telle que nous la connaissions, avec la fermeture des écoles, des hôpitaux, et la suppression de tous les droits individuels. Aujourd'hui, le legacy de cette période sombre continue de se faire sentir, avec des générations de Cambodgiens qui portent encore les cicatrices de cette époque. La commémoration de la chute de Phnom Penh le 17 avril 1975 sert de rappel de l'importance de protéger les droits de l'homme et de prévenir les génocides.