Le 9 juin 1967, le monde retient son souffle tandis que les troupes israéliennes capturent la bande de Gaza, territoire disputé depuis des décennies. C'est dans ce contexte de tensions exacerbées que les événements se déroulent à une vitesse vertigineuse. Le général israélien Yitzhak Rabin, alors chef d'état-major, prend la parole pour décrire la situation : « Nous avons lancé une attaque préventive contre l'Égypte pour éviter une guerre qui nous aurait été imposée. »
Il est 7h30 du matin lorsque les premiers avions israéliens décollent pour accomplir leur mission. En quelques heures, l'armée de l'air égyptienne est détruite, ouvrant la voie aux troupes au sol pour pénétrer dans la bande de Gaza. Les soldats égyptiens, pris au dépourvu, opposent une résistance farouche mais sont rapidement submergés. Le bilan humain est lourd : on dénombre environ 400 morts du côté égyptien, tandis que les Israéliens ont perdu une dizaine d'hommes.
Le général Ariel Sharon, qui commande la divisionblindée, ordonne à ses troupes d'avancer avec prudence, conscient que les Égyptiens ont miné le terrain. Les soldats israéliens progressent ainsi avec difficulté, nettoyant les routes et les champs de bataille au fur et à mesure. La population civile, prise entre deux feux, subit de plein fouet les conséquences de la guerre. Des milliers de réfugiés fuient la bande de Gaza, cherchant un abri sûr en Jordanie ou dans d'autres régions palestiniennes.
Les Égyptiens, sous le commandement du maréchal Abdel Hakim Amer, tentent de riposter, mais leurs efforts sont vains. Les Israéliens, mieux équipés et mieux entraînés, ont l'avantage du terrain et du temps. Le 8 juin, les troupes israéliennes sont déjà à proximité de la ville de Gaza, prêtes à donner l'assaut final. Le lendemain, la ville tombe aux mains des Israéliens, mettant fin à la bataille de la bande de Gaza.
Le général Rabin se souvient de ces journées intenses : « Nous avons mené une campagne militaire exceptionnelle, où chaque minute comptait. » Les Israéliens ont pris le contrôle de la bande de Gaza en à peine 48 heures, une prouesse militaire qui laisse le monde entier pantois. Mais derrière ce succès militaire se cache une réalité plus complexe : la vie des civils palestiniens, qui devront désormais vivre sous occupation israélienne. Et c'est là que les conséquences de cette guerre prendront tout leur sens, dans les décennies qui suivront, tandis que la question palestinienne restera un sujet de tensions et de débats dans le monde entier.
Le 9 juin 1999, dans la ville de Kumanovo, en Macédoine du Nord, un accord historique est signé, mettant fin à la guerre du Kosovo. 78 jours de bombardements de l'OTAN ont précédé cet événement, au cours desquels 23 000 tonnes de bombes ont été larguées sur des cibles yougoslaves. Le coût de cette opération militaire s'élève à 2,5 milliards de dollars, soit environ 4,3 milliards de dollars actuels, en tenant compte de l'inflation. Le nombre de victimes civiles yougoslaves est estimé à 500, tandis que les forces de l'OTAN n'ont subi que 2 pertes humaines au cours de l'ensemble de l'opération.
Les négociations qui ont mené à l'accord de Kumanovo ont été menées par le général sir Michael Jackson, commandant des forces de l'OTAN en Europe, et le général yougoslave Svetozar Marjanović. 9 heures de discussions ont été nécessaires pour parvenir à un accord, qui a été signé dans une base militaire à Kumanovo. L'accord prévoyait le retrait des forces yougoslaves du Kosovo et l'entrée de forces de maintien de la paix de l'ONU dans la région. 50 000 soldats de l'OTAN ont été déployés pour assurer la stabilité dans la région, tandis que 200 000 réfugiés kosovars ont pu regagner leur foyer.
Le général Jackson a déclaré : « Nous sommes venus en tant qu'amis, nous sommes restés en tant que vainqueurs, et nous partirons en tant qu'alliés ». Ces mots reflètent l'ambiguïté de la situation, où la victoire militaire de l'OTAN a été accompagnée d'une crise humanitaire sans précédent. 800 000 Albanais du Kosovo ont été déplacés au cours de la guerre, et la région a connu des destructions massives, avec 120 000 maisons détruites. Le coût de la reconstruction est estimé à 20 milliards de dollars, un défi considérable pour la communauté internationale.
Aujourd'hui, la région du Kosovo est toujours fragile, avec des tensions persistentes entre les communautés albanaises et serbes. 22 ans après la fin de la guerre, la région compte encore 5 000 soldats de l'OTAN pour maintenir la stabilité. Le nombre de victimes de la guerre est estimé à 10 000, dont 4 000 civils. L'accord de Kumanovo a mis fin à la guerre, mais les cicatrices de ce conflit sont encore visibles, et la région a encore besoin d'aide et de soutien pour reconstruire et se développer. En 1999, la température à Kumanovo le jour de la signature de l'accord était de 28 degrés, un été chaud qui a vu la fin d'une guerre et le début d'une nouvelle ère pour la région.