Daily History
Science et découverte

Le Mystère du Roswell OVNI Commence

Roswell, New Mexico, USA

Le Mystère du Roswell OVNI Commence — Roswell, New Mexico, USA
Image: Roswell Daily Record. · Public domain

Le fermier Mac Brazel chevauche sa propriété par une matinée sèche et ordinaire du Nouveau-Mexique, le 7 juillet 1947, et voit quelque chose qui ne devrait pas être là. Des débris de métal brillant éparpillés sur plusieurs hectares, du matériau caoutchouteux, des bâtons recouverts d'une sorte de papier argenté. Il n'y a pas eu d'impact violent, pas de cratère. Juste des morceaux, comme si quelque chose s'était disloqué en retombant vers la terre. Ce matin-là, le ciel était dégagé. Pas un nuage. Pas de tonnerre la veille au soir, bien que les habitants de la région aient rapporté une lumière vive au loin quelques jours plus tôt.

Le 8 juillet, le shérif du comté de Chaves reçoit l'appel. Le lendemain matin, la base aérienne de Roswell envoie une équipe. Ce qu'ils découvrent — ou plutôt, ce qu'ils décident de dire qu'ils ont découvert — déclenche une réaction en chaîne qui ne s'arrêtera jamais vraiment. Le commandant de la base, le colonel William « Butch » Blanchard, ordonne au responsable des relations publiques de rédiger un communiqué : l'armée a récupéré un « disque volant ». Pas un ovni. Pas un objet non identifié. Un disque volant. Les mots compte. Les journalistes de la Roswell Daily Record imprimaient déjà les gros titres quand le quartier général du commandement aérien stratégique à Washington a appelé pour dire que c'était une terrible erreur. Pas un disque. Une sonde météorologique. Un ballon. Rien de plus.

Le timing était stupide. Cette fenêtre minuscule — quelques heures où le gouvernement américain avait accidentellement dit la vérité, ou du moins une version de celle-ci — s'était refermée si vite que personne ne pouvait être sûr de ce qui avait été réel. Les habitants locaux avaient vu des militaires transporter des caisses. Certains affirmaient avoir entendu parler de matériaux « hors de ce monde ». Les journalistes qui tenaient les communiqués de presse officiels se demandaient si on leur avait menti, et si c'était vrai, pourquoi ? Pourquoi démentir ce que les militaires venaient de confirmer ?

Le Mystère du Roswell OVNI Commence — Roswell, New Mexico, USA
Image: Fort Worth Star-Telegram · Public domain

La réponse, révélée seulement en 1995, était prosaïque jusqu'à l'absurde : c'était Project Mogul, un programme ultraclassifié visant à détecter les explosions nucléaires soviétiques en haute altitude. Les ballon spécialisés transportaient des micros et des instruments de détection. Pour les 47 ans qui ont suivi, personne ne pouvait dire cela. Donc Roswell est devenu ce que chaque secret devient inévitablement : une légende. Des témoins se sont souvenus de choses qu'ils n'avaient jamais vues. Des gouvernements se sont débattus pour contrôler une histoire qui avait échappé à tout contrôle.

L'ironie aiguë, c'est que quand la vérité émergea enfin — et c'était banal, bureaucratique, déçevant — personne ne voulut vraiment l'accepter. L'idée que le gouvernement avait capturé un vaisseau extraterrestre était devenue plus confortable, plus intéressante, plus vraie que la réalité. Après des décennies à chercher des réponses, les humains ont décidé que le mensonge était plus satisfaisant que les faits. Roswell ne prouve pas que les extraterrestres sont venus. Il prouve quelque chose d'autre : que nous préférons les mystères aux explications.

Le Mystère du Roswell OVNI Commence — Roswell, New Mexico, USA
Image: Fort Worth Star-Telegram · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Roswell incident

Guerre et conflit

Les Croisés triomphent à Ascalon

Ascalon, Palestine

Les Croisés triomphent à Ascalon — Ascalon, Palestine
Image: Victory Schnetz · Public domain

Les 12 000 croisés qui se dressent face à l'armée fatimide ce matin de juillet sont épuisés, affamés, et brûlés par un soleil qui ne descend pas sous 40 degrés. Voilà ce qu'on retient rarement de la Bataille d'Ascalon : ce n'est pas la victoire d'une force invincible, mais l'effondrement d'une armée supposément vaincue qui avait déjà perdu Jérusalem quelques semaines plus tôt.

Quatre semaines. C'est tout ce qui s'était écoulé depuis le 15 juillet 1099, quand les croisés avaient franchi les murs de la Ville sainte. Les chefs de cette première Croisade — Godefroy de Bouillon, Raymond de Toulouse, Bohémond de Tarente — ne pouvaient pas se permettre de vaciller maintenant. Le vizir fatimide, Afdal Shahanshah, commandait une armée d'environ 50 000 hommes, le double des forces croisées au mieux, et il s'approchait depuis l'Égypte avec une rage concentrée. Pas un simple raid : une rétribution.

La distance entre Jérusalem et Ascalon est de 60 kilomètres. Les croisés l'ont parcourue en 5 jours, une marche forcée sous la chaleur étouffante, traînant des prisonniers, des chevaux maigres et des provisions qui fondaient. Aucun document contemporain ne nous dit explicitement combien ils avaient de vivres, mais nous savons ceci : après 3 années de campagne depuis la Turquie, traversant 2 400 kilomètres de territoire hostile, ils étaient à la limite. Un revers maintenant signifiait l'effondrement de tout.

Les Croisés triomphent à Ascalon — Ascalon, Palestine
Image: Wikimedia Commons · Public domain

La bataille elle-même commence avant l'aube le 8 juillet. Godefroy de Bouillon place ses troupes en formation défensive : pas de chevalerie charge insensée, pas de cette arrogance qui avait presque détruit l'armée à Dorylaion 2 années plus tôt. Cette fois, c'est du calcul. Les archers occupent les flancs. L'infanterie lourde forme le cœur. Les croisés attendent. Ils ne chargent pas vers Afdal et ses 50 000 guerriers — ils laissent les Égyptiens venir à eux, une stratégie qui rappelle que ces hommes, aussi démunis soient-ils, avaient appris quelque chose en 3 ans de guerre.

La panique, quand elle arrive, prend Afdal à revers. Au lieu d'une résistance qui s'éternise, l'armée fatimide se fragmente. Certaines sources rapportent que 4 000 soldats égyptiens ont été tués. D'autres avancent le double. Ce qu'on sait avec certitude : les croisés ont perdu moins d'une centaine d'hommes. Ce n'était pas un combat équitable qui avait basculé — c'était l'effondrement d'une attaque qu'on supposait écrasante.

Les Croisés triomphent à Ascalon — Ascalon, Palestine
Image: Prosper Lafaye · Public domain

Afdal s'enfuit en Égypte avec ce qui lui restait d'armée. Et voilà l'ironie que personne ne souligne assez : les croisés, qui avaient entrepris ce voyage avec environ 100 000 soldats, arrivaient à Ascalon à 12 000 à peine. Ils avaient perdu 88 000 hommes en chemin — aux maladies, à la famine, à la désertion, aux combats. Et pourtant, c'est avec ces 12 000-là que les survivants obtiendraient leur victoire finale, établissant des royaumes qui dureraient 200 ans avant de tomber. L'histoire des Croisades n'était pas celle d'une puissance accablante : c'était celle d'une ténacité stupéfiante, ou peut-être simplement d'une chance déconcertante.

Source: en.wikipedia.org/wiki/Battle of Ascalon

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