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Guerre et conflit

L'Autriche-Hongrie Déclare la Guerre à la Serbie, Déclenchant la Première Guerre Mondiale

Vienna, Austria-Hungary

L'Autriche-Hongrie Déclare la Guerre à la Serbie, Déclenchant la Première Guerre Mondiale — Vienna, Austria-Hungary
Image: Willibald Krain (1886–1945) · Public domain

Le 27 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Rien de spectaculaire dans cette phrase — c'est un document officiel, quelques lignes de bureaucratie diplomatique. Et pourtant, c'est le moment exact où le monde bascule.

Le jour d'avant, le 26 juillet, on pouvait encore croire que tout s'arrangerait. L'Europe était certes tendue — les alliances militaires s'entrelaçaient comme des cordages sur un navire surchargé, chacun attendant que quelqu'un crie « Attention ! » — mais on négociait encore. Les chancelleries échangeaient des dépêches diplomatiques. Les journaux spéculaient. Les gens allaient à leurs affaires.

L'archiduc François-Ferdinand était mort depuis presque un mois. Le 28 juin, à Sarajevo, un jeune Serbe nommé Gavrilo Princip avait tiré deux balles qui tuèrent l'héritier du trône austro-hongrois et sa femme Sophie. C'était grave, certes. Mais les morts de princes, même héritiers, ne déclenchaient pas automatiquement des guerres continentales. Elles se punissaient, se négociaient, s'étouffaient parfois dans les salons.

Sauf que cette fois-ci, personne ne voulait l'étouffer.

L'Autriche-Hongrie Déclare la Guerre à la Serbie, Déclenchant la Première Guerre Mondiale — Vienna, Austria-Hungary
Image: Achille Beltrame · Public domain

L'Autriche-Hongrie soupçonnait la Serbie d'avoir organisé l'assassinat — une accusation probablement fondée. Elle rédigea donc un ultimatum si brutal, si conçu pour être refusé, que même les historiens qui l'étudient aujourd'hui le lisent avec une sorte de fascination horrifiée. Accepter aurait signifié pour la Serbie renoncer à sa souveraineté. Le refus était certain. Et le refus signifiait la guerre.

La Russie, alliée de la Serbie, commença à mobiliser. L'Allemagne, alliée de l'Autriche-Hongrie, émit des avertissements. La France était liée à la Russie. Le système entier fonctionnait comme une machine à dominos, sauf que personne ne pouvait l'arrêter — ou plutôt, personne ne voulait vraiment l'arrêter. Les diplomates envoyaient des télégrammes fiévreux. Les généraux aiguisaient leurs plans de guerre, élaborés depuis des années, attendant juste qu'on les autorise à s'exécuter.

Le 27 juillet, l'Autriche-Hongrie passe à l'acte. Ce n'est qu'une déclaration de guerre à la Serbie, petite nation des Balkans. Mais chacun savait ce que cela signifiait vraiment : c'était le premier domino. Quelques jours plus tard, la Russie mobilise. L'Allemagne déclare la guerre à la Russie. Puis à la France. La Grande-Bretagne se range aux côtés de la France. Et voilà : en moins d'une semaine, les grandes puissances d'Europe se retrouvent en guerre totale.

L'Autriche-Hongrie Déclare la Guerre à la Serbie, Déclenchant la Première Guerre Mondiale — Vienna, Austria-Hungary
Image: Unknown photographer · Public domain

Ce qui est vertigineux, c'est la vitesse. Il n'y a pas eu de moment où quelqu'un aurait pu dire « Attendez, réfléchissons. » La machine s'était mise en marche et rien ne pouvait la ralentir. Les ministres et les généraux qui l'avaient construite découvraient maintenant qu'ils n'en contrôlaient plus l'accélération.

Sur le moment, beaucoup pensaient que ce serait fini avant l'automne. Quatre ans plus tard, dix millions de morts avaient eu le temps de découvrir à quel point ils se trompaient.

Source: en.wikipedia.org/wiki/July Crisis

Politique et État

La Commission Judiciaire de la Chambre Approuve le Deuxième Article de Mise en Accusation Contre Nixon

Washington, D.C., USA

La Commission Judiciaire de la Chambre Approuve le Deuxième Article de Mise en Accusation Contre Nixon — Washington, D.C., USA
Image: Creator: Trikosko, Marion S., photographer; Related Name: O'Halloran, Thomas J. , photographer · Public domain

Le 27 juillet 1974, à 19h12, la Chambre des représentants des États-Unis vota l'article 2 de la mise en accusation contre Richard Nixon. Deux cent trois voix pour. Dix-neuf contre. Un président américain venait d'être officiellement accusé d'obstruction de justice — et personne ne savait encore si la Constitution survivrait à ce qui allait suivre.

Jusqu'à ce moment précis, l'idée même qu'on puisse destituer un président semblait théorique, presque académique. Les Pères fondateurs avaient écrit l'impeachment en 1787 comme un garde-fou ultime, mais aucun président n'avait jamais été condamné et chassé du pouvoir par ce mécanisme. Andrew Johnson l'avait frôlé en 1868 — il manqua la destitution d'une seule voix. Après cela, le silence. Pendant cent six ans, le droit de destituer un président avait dormi dans la Constitution comme une arme qu'on ne sort jamais.

Nixon avait cru qu'il en irait de même pour lui. Il avait le Sénat. Il avait les sondages. Il avait la majorité républicaine. Puis le scandale du Watergate s'était aggravé en spirale — pas juste le cambriolage de 1972, mais les bandes magnétiques, les mensonges sous serment, les ordres de destruction de preuves. Et surtout, il y avait les enregistrements sonores secrets du Bureau ovale, dix-huit minutes manquantes sur une bande, des conversations où Nixon parlait de « payer le silence » des cambrioleurs.

La Commission Judiciaire de la Chambre Approuve le Deuxième Article de Mise en Accusation Contre Nixon — Washington, D.C., USA
Image: Department of Defense. Department of the Army. Office of the Deputy Chief of Staff for Operations. U.S. Army Audiovisual · Public domain

Le Comité judiciaire de la Chambre s'était réuni pendant des semaines. Trente-huit membres, démocrates et républicains mélangés, avaient écouté les preuves. Ce qui avait changé, c'est que trois républicains — Caldwell Butler, Harold Froehlich, et d'autres — avaient lu les transcriptions et décidé que leur loyauté envers le parti ne valait pas la peine de défendre un mensonge. Butler, un conservateur de Virginie, avait dit quelque chose de remarquable : « Si nous ne pouvons pas dire qu'un président qui abuse de son pouvoir doit être destitué, alors nous avons échoué. »

Ce vote ne renvoyait pas Nixon. Il le renvoyait au Sénat, où il en aurait fallu deux tiers pour la condamnation finale. Mais le vote du 27 juillet a cassé quelque chose d'invisible mais fondamental. Il a transformé l'impeachment d'une théorie constitutionnelle morte en un mécanisme vivant. Il a montré qu'aucun pouvoir exécutif n'était au-dessus de la loi — pas même le plus grand.

La Commission Judiciaire de la Chambre Approuve le Deuxième Article de Mise en Accusation Contre Nixon — Washington, D.C., USA
Image: Marion S. Trikosko or Thomas J. O'Halloran, photographer · Public domain

Nixon a démissionné neuf jours plus tard. Il n'a pas attendu le vote du Sénat. Il n'a pas risqué la condamnation. L'arme qu'on ne sortait jamais avait été sortie, pointée, et cela avait suffi.

Ce qui est devenu ordinaire après ? L'idée que l'impeachment était possible. Qu'il fallait prendre au sérieux. Que même un président pouvait perdre. Truman, Eisenhower, Kennedy — ils avaient gouverné sous une Constitution qui semblait les protéger de presque tout. Après le 27 juillet 1974, les présidents gouvernaient sous une Constitution qui se rappelait soudain à eux.

Source: en.wikipedia.org/wiki/Impeachment of Richard Nixon

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