Daily History
Politique et État

Tentative d'assassinat de Robert F. Kennedy

Los Angeles, California, USA

Tentative d'assassinat de Robert F. Kennedy — Los Angeles, California, USA

Le 5 juin 1968, Robert F. Kennedy, candidat à la présidence des États-Unis, est assassiné à Los Angeles. Mais ce que la plupart des gens ignorent, c'est que Kennedy avait reçu des menaces de mort à plusieurs reprises avant son assassinat, et que son équipe de campagne avait même pris des mesures de sécurité renforcées pour le protéger. Malgré cela, Sirhan Sirhan, un immigré palestinien de 24 ans, a réussi à s'approcher de Kennedy et à lui tirer dessus à bout portant.

La situation avant l'assassinat était tendue, avec des manifestations et des émeutes qui éclataient un peu partout aux États-Unis. Le pays était divisé sur la guerre du Vietnam, et Kennedy avait fait campagne sur une plateforme anti-guerre. Il avait remporté les primaires de Californie et du Nebraska, et il semblait être en bonne position pour remporter la nomination démocrate. Mais il avait également des ennemis, notamment au sein de son propre parti, qui le considéraient comme trop radical.

L'assassinat de Kennedy a été un choc pour le pays. Il est mort le lendemain de l'attentat, à 1h44 du matin, à l'âge de 42 ans. Sirhan Sirhan a été arrêté sur place et a plus tard avoué le crime. Il a été condamné à la prison à vie et est toujours incarcéré aujourd'hui. L'assassinat de Kennedy a eu un impact profond sur la politique américaine, et il est souvent considéré comme un tournant dans l'histoire du pays.

Tentative d'assassinat de Robert F. Kennedy — Los Angeles, California, USA
Image: Unknown author · Public domain

Mais ce que la plupart des gens ignorent, c'est que l'assassinat de Kennedy a également eu un impact sur la famille de Sirhan Sirhan. Son frère, Munir Sirhan, a déclaré plus tard que Sirhan avait été motivé par une colère envers Kennedy, qu'il considérait comme un symbole de l'impérialisme américain. Munir Sirhan a également déclaré que sa famille avait été victime de harcèlement et de menaces après l'assassinat, et qu'ils avaient dû changer de nom et de déménager pour se protéger.

Aujourd'hui, l'assassinat de Robert F. Kennedy est encore considéré comme l'un des événements les plus tragiques de l'histoire américaine. Il a coûté la vie à un homme qui avait le potentiel de devenir un grand leader, et il a laissé une marque indélébile sur la politique américaine. Mais il y a également une ironie dans cette histoire, qui est que Sirhan Sirhan, l'homme qui a tué Kennedy, est toujours en vie, alors que Kennedy lui-même est mort depuis plus de 50 ans. C'est une ironie qui continue de hanter les États-Unis aujourd'hui.

Tentative d'assassinat de Robert F. Kennedy — Los Angeles, California, USA
Image: Evan Freed · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Assassination of Robert F. Kennedy

Guerre et conflit

Règlement des camps de concentration de la Seconde Guerre des Boers

South Africa

Règlement des camps de concentration de la Seconde Guerre des Boers — South Africa
Image: The British Army and The Illustrated London News · Public domain

Le 5 juin 1900, le gouvernement britannique émet les réglementations des camps de concentration de la Seconde Guerre des Boers, une décision qui allait avoir des conséquences dévastatrices pour des milliers de personnes en Afrique du Sud. Pour comprendre l'ampleur de cette tragédie, il faut se plonger dans le contexte de l'époque, où les Britanniques étaient engagés dans une guerre contre les Boers, des fermiers d'origine néerlandaise qui refusaient de se soumettre à la domination britannique.

La situation avant la création de ces camps était déjà tendue, avec des affrontements réguliers entre les forces britanniques et les combattants boers. Les Britanniques, sous la direction du général Lord Kitchener, cherchaient à briser la résistance boer en ciblant leur capacité à se ravitailler et à trouver des soutiens parmi la population civile. C'est dans ce contexte qu'est née l'idée de camps de concentration, où les civils boers seraient détenus, loin de leurs fermes et de leurs moyens de subsistance, afin de les empêcher de soutenir les combattants.

Les conditions dans ces camps étaient effroyables. Les détenus, principalement des femmes et des enfants, étaient entassés dans des tentes surpeuplées, sans accès à des installations sanitaires adéquates, à une nourriture suffisante ou à des soins médicaux. Les maladies comme la dysenterie, la typhoïde et la pneumonie se propageaient rapidement, décimant la population. Selon les archives, plus de 26 000 femmes et enfants boers sont morts dans ces camps, ainsi que des milliers de Noirs africains qui avaient été déplacés de force. Emily Hobhouse, une activiste britannique qui visita ces camps, décrivit les conditions comme 'inhumaines', soulignant le manque cruel de pitié et de compassion de la part des autorités britanniques.

Règlement des camps de concentration de la Seconde Guerre des Boers — South Africa

Les conséquences de la création de ces camps de concentration allaient au-delà des pertes humaines immédiates. Elles contribuèrent à un changement durable dans la perception de la guerre et de la manière dont les civils devraient être traités. La communauté internationale commença à reconnaître la nécessité de protéger les droits des non-combattants pendant les conflits, conduisant à des débats sur les lois de la guerre et les principes humanitaires. Les images et les récits des souffrances dans les camps de concentration boers circulaient dans le monde entier, alimentant une vague de critiques contre l'impérialisme britannique et le traitement inhumain des populations colonisées.

Des années plus tard, l'héritage de ces camps de concentration continue de hanter l'Afrique du Sud et le Royaume-Uni. Les descendants des détenus des camps continuent de se battre pour la reconnaissance et la réparation des injustices subies par leurs ancêtres. Le gouvernement britannique, bien qu'ayant reconnu les atrocités commises, n'a jamais officiellement présenté d'excuses pour la création et la gestion de ces camps. Une plaque commémorative à Bloemfontein, en Afrique du Sud, rappelle le sort tragique de ceux qui ont péri dans ces camps, un rappel poignant de la nécessité de défendre les droits de l'homme, même en temps de guerre.

Règlement des camps de concentration de la Seconde Guerre des Boers — South Africa
Image: FAK · CC BY-SA 4.0

Et pourtant, dans l'ombre de cette histoire, un détail souvent oublié résonne encore aujourd'hui : le général Lord Kitchener, l'architecte de la stratégie des camps de concentration, fut plus tard immortalisé sur les affiches de recrutement de l'armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, son image associée à l'appel au patriotisme et au devoir, tandis que les ombres de ses actes en Afrique du Sud restaient confinées dans les recoins les plus sombres de l'histoire.

Source: en.wikipedia.org/wiki/Second Boer War

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