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Guerre et conflit

Bataille de Vienne stoppe l'expansion ottomane

Vienna, Austria

Bataille de Vienne stoppe l'expansion ottomane — Vienna, Austria

Début septembre 1683, l’Empire ottoman contrôlait la majeure partie de la Hongrie et menaçait la capitale des Habsbourg, Vienne. L’armée ottomane, dirigée par le grand vizir Kara Mustafa, comptait environ 90 000 hommes, dont des janissaires, de la cavalerie sipahi et des troupes auxiliaires du khanat de Crimée. Le Saint-Empire romain germanique et ses alliés mobilisaient près de 70 000 soldats : 15 000 troupes impériales sous l’empereur Léopold I, 20 000 forces polono‑lituaniennes dirigées par le roi Jean III Sobieski, et 35 000 unités allemandes et hongroises commandées par Charles V, duc de Lorraine. Le siège débuta le 14 juillet et les murs de la ville, bien que endommagés, conservèrent suffisamment de défenseurs pour retarder les assaillants pendant plusieurs semaines.

La croyance commune affirme que la bataille fut décidée uniquement par la célèbre charge de la cavalerie polonaise. Les rapports ottomans contemporains et les analyses militaires modernes montrent que le facteur décisif fut l’usage coordonné d’infanterie, d’artillerie et de cavalerie par les forces alliées. Le plan de Sobieski plaça ses hussards ailés sur le flanc gauche tandis que l’infanterie impériale avançait en lignes serrées, soutenue par des canons de campagne qui supprimaient l’artillerie ottomane. Lorsque l’infanterie alliée perça les ouvrages extérieurs ottomans, les hussards exécutèrent une charge rapide en descente qui brisa le centre ennemi. La structure de commandement ottomane s’effondra et Kara Mustafa s’enfuit du champ de bataille.

Les pertes s’élevèrent à environ 15 000 pour les Ottomans et 5 000 pour les alliés, selon le rapport impérial de 1684. Cette défaite força l’Empire ottoman à abandonner le siège et à se retirer en Hongrie, où il subit d’autres revers lors des batailles de Zenta (1697) et d’autres pertes pendant la Grande guerre turque. La victoire sécurisa Vienne et arrêta l’expansion ottomane en Europe centrale pendant le siècle suivant. Elle rehaussa également la réputation de Sobieski, conduisant à une alliance formelle entre la Pologne et les Habsbourg, et incita le Saint‑Empire à adopter une politique plus agressive contre les Ottomans dans les traités ultérieurs.

Bataille de Vienne stoppe l'expansion ottomane — Vienna, Austria
Image: Chamboz / The original uploader was Chamboz at English Wikipedia. · CC BY-SA 4.0

Le résultat de la bataille remodela la carte géopolitique de l’Europe. Les Habsbourg conservèrent le contrôle de la Hongrie et reconquirent les territoires perdus après la bataille de Mohács en 1526. L’Empire ottoman entra dans une période de réformes internes et de déclin militaire, tandis que le Saint‑Empire consolida son influence dans les terres allemandes. L’échec du siège marqua la fin de la poussée ottomane vers l’ouest et prépara le terrain pour le traité de Karlowitz en 1699, qui reconnut officiellement les gains des Habsbourg.

Bataille de Vienne stoppe l'expansion ottomane — Vienna, Austria
Image: Unknown authorUnknown author · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Battle of Vienna

Guerre et conflit

Marathon : les Grecs battent la Perse

Marathon, Greece

Marathon : les Grecs battent la Perse — Marathon, Greece
Image: John Steeple Davis · Public domain

L'armée athénienne, renforcée par mille hoplites plataïens, affronta une force expéditionnaire perse sur la plaine de Marathon.

Hérodote rapporte que les Perses débarquèrent près de la ville de Marathon, sur la côte est de l'Attique, avec une force estimée à vingt‑cinq mille fantassins et plusieurs milliers de cavalerie. Leur objectif était de punir Athènes pour son soutien à la révolte ionienne et d’assurer une tête de pont pour de futures opérations.

L’assemblée athénienne au Pnyx élut Miltiade commandant et ordonna une marche rapide d’environ vingt‑six milles d’Athènes au champ de bataille. La force hoplitique comptait environ dix mille hommes, organisés en une phalange dense avec de longues lances et de grands boucliers. Les Plataïens, liés par une alliance formelle, ajoutèrent mille troupes au flanc droit.

Marathon : les Grecs battent la Perse — Marathon, Greece
Image: annysuomo · CC BY 3.0

À l’aube, les Athéniens arrivèrent et se positionnèrent la mer à leurs arrières, une crête protégeant leur gauche, et la plaine ouverte devant eux. Miltiade déploya le centre à la profondeur standard tout en amincissant les flancs, une tactique destinée à attirer les Perses en avant. Le commandant perse, Datis, arrangea ses archers et sa cavalerie devant l’infanterie, espérant submerger les Grecs par le feu de missile.

Lorsque la bataille commença, les Grecs avancèrent à un rythme soutenu, réduisant la distance avant que les flèches perses ne causent des pertes significatives. Au contact, le centre athénien poussa en avant, tandis que les flancs grecs affaiblis reculaient délibérément, créant un espace que les Perses tentèrent d’exploiter. L’infanterie perse entra dans cet espace mais se retrouva encerclée par la dense phalange athénienne sur trois côtés.

Marathon : les Grecs battent la Perse — Marathon, Greece
Image: Carlo Raso · CC BY-SA 2.0

En moins d’une heure, la ligne perse s’effondra ; la cavalerie s’enfuit vers les navires, et l’infanterie se retira en désordre. Hérodote indique les pertes grecques à environ deux cents morts, tandis que les pertes perses sont estimées à six mille tués et bien d’autres capturés.

Après la bataille, les Athéniens envoyèrent un messager, plus tard appelé Phidippide, à Sparte, demandant de l’aide. Les Spartiates, soumis à une interdiction religieuse de combattre avant la pleine lune, ne purent partir avant le jour suivant. Le résultat immédiat fut que la flotte perse, incapable de débarquer des troupes, se retira vers l’île de Salamine.

La victoire à Marathon assura l’indépendance d’Athènes pour le reste de la première invasion perse, démontra qu’une milice citoyenne pouvait vaincre un empire professionnel, et encouragea le développement de la marine athénienne qui dominerait plus tard la mer Égée.

Source: en.wikipedia.org/wiki/Battle of Marathon

Exploration

Hudson lance la quête du passage du Nord‑Ouest

Hudson River, New York, USA

Hudson lance la quête du passage du Nord‑Ouest — Hudson River, New York, USA
Image: Wikimedia Commons · Public domain

La charte commerciale qui envoya le Halve Maen vers l'Atlantique fut accordée par la Compagnie néerlandaise des Indes en juin 1609 pour trouver une route vers le Pacifique évitant le monopole espagnol et portugais. Les directeurs de la compagnie choisirent Henry Hudson, un navigateur anglais expérimenté, parce que sa tentative de 1607 d'atteindre l'Arctique avait démontré son habileté à manœuvrer un petit navire à faible tirant d'eau. Le contrat de Hudson l'obligeait à revenir avec tout nouveau territoire pouvant être réclamé pour les Provinces-Unies ainsi qu'avec des informations sur un éventuel passage du Nord-Ouest.

Hudson quitta Amsterdam le 28 mai 1609, traversa l'Atlantique et entra dans l'embouchure d'un grand fleuve le 6 septembre. Le fleuve, nommé plus tard d'après lui, s'étendait à l'intérieur des terres sur plus de 150 miles avant que l'expédition ne fasse demi-tour à l'endroit actuel de Troy, New York, où l'équipage rapporta un estuaire étroit et marée ainsi que des forêts denses. Sur les 30 hommes partis, seuls 24 survécurent le voyage de retour ; six moururent de scorbut et d'exposition pendant le séjour hivernal.

L'histoire populaire selon laquelle Hudson aurait découvert le fleuve Hudson comme passage direct vers le Pacifique est inexacte. Le débit du fleuve et le terrain environnant rendaient impossible une voie navigable continue jusqu'au Pacifique. Les cartes néerlandaises contemporaines montrent que l'équipe de Hudson mesura la largeur du fleuve à environ 300 mètres et nota de forts courants, confirmant qu'il s'agissait d'un affluent plutôt que d'un canal continental. La véritable contribution de l'expédition fut le relevé détaillé des parties basses du fleuve, que la compagnie utilisa pour revendiquer la région environnante à des fins commerciales.

Hudson lance la quête du passage du Nord‑Ouest — Hudson River, New York, USA
Image: Unknown authorUnknown author · Public domain

Le voyage modifia la stratégie coloniale néerlandaise. Avant 1609 les Provinces-Unies se concentraient sur le commerce des épices en Asie ; après le rapport de Hudson, la compagnie investit dans des postes de traite des fourrures le long du fleuve, établissant une base qui se développa plus tard en la colonie de la Nouvelle-Néerlande. Cette revendication força également les Anglais à reconsidérer leurs propres ambitions en Amérique du Nord, conduisant finalement à la reddition de la Nouvelle-Néerlande à l'Angleterre en 1664. L'expédition de 1609 d’Hudson fournit ainsi les connaissances géographiques qui détournèrent la politique impériale néerlandaise du commerce asiatique vers le commerce des fourrures en Amérique du Nord, un changement qui façonna l'histoire économique de la région pendant des décennies.

Hudson lance la quête du passage du Nord‑Ouest — Hudson River, New York, USA
Image: Robert Walter Weir · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Henry Hudson

Catastrophe naturelle

Le SS Central America coule, l’or perdu, la panique s’installe

Atlantic Ocean, off Cape Hatteras, USA

Le SS Central America coule, l’or perdu, la panique s’installe — Atlantic Ocean, off Cape Hatteras, USA
Image: Frank Leslie's Illustrated Newspaper · Public domain

Le paquebot à roues latérales SS Central America a sombré le 12 septembre 1857 alors qu'il traversait l'Atlantique au large du cap Hatteras, tuant 426 des 578 personnes à bord. Le navire a été construit en 1853 pour la United States Mail Steamship Company et transportait 30 000 dollars en or provenant de la ruée vers l'or en Californie, une cargaison d'une valeur d'environ 2 millions de dollars à l'époque.

Le capitaine William Lewis Herndon commandait le navire. Il avait auparavant commandé plusieurs paquebots postaux et était responsable de la navigation du navire selon les bulletins météorologiques en vigueur. Lorsque un ouragan s'est intensifié dans la nuit du 11 septembre, Herndon a ordonné de tourner le gouvernail pour éviter l'œil de la tempête, décision consignée dans son journal de bord. La force de la tempête a submergé les roues à aubes du navire et a fait fuir la coque plus rapidement que les pompes ne pouvaient évacuer l'eau.

Le chef ingénieur John A. Jones supervisait la centrale à vapeur. Jones a rapporté que les chaudières ont commencé à perdre de la pression lorsque l'eau de mer est entrée dans les foyers, le contraignant à arrêter les moteurs à 02 h00 le 12 septembre. Avec les moteurs arrêtés, le navire a dérivé impuissant dans les vents les plus forts de l'ouragan. L'équipage a tenté de lancer les canots de sauvetage, mais la tempête les a projetés au loin. Sur les 12 canots, seuls trois ont été récupérés par des navires à proximité.

Le SS Central America coule, l’or perdu, la panique s’installe — Atlantic Ocean, off Cape Hatteras, USA
Image: Jdorje · Public domain

Parmi les passagers se trouvait John S. Mosby, un marchand de 29 ans qui possédait un envoi de lingots d'or pour le Trésor américain. Le manifeste de Mosby indiquait 30 000 dollars en or dans 12 caisses scellées. La perte de cet or a perturbé la capacité du Trésor à racheter la monnaie papier sur la côte Est, entraînant une suspension temporaire de certains billets jusqu'à ce que l'or puisse être récupéré de l'épave.

Le gouvernement des États‑Unis a envoyé le cutter de revenu USRC Rescue sur les lieux. Le commandant du Rescue, le lieutenant James G. Murray, a documenté que le cutter a sauvé 152 survivants, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Le lieutenant Murray a également signalé que l'épave reposait à 20 pieds d'eau, rendant le sauvetage immédiat impossible.

Le SS Central America coule, l’or perdu, la panique s’installe — Atlantic Ocean, off Cape Hatteras, USA
Image: J. Childs (engraver & publisher) · Public domain

Dans les semaines qui ont suivi la catastrophe, la perte de l'or a incité le Département du Trésor à réviser sa politique de transport de grosses sommes par mer. Les futurs envois devaient voyager en convois escortés par des navires de guerre, une réglementation qui est restée en vigueur jusqu'à ce que le développement des chemins de fer transcontinentaux réduise la dépendance au transport maritime de l'or. Le naufrage a également contribué à l'amélioration de la conception des navires, menant à des coques plus solides et à des pompes de cale plus fiables sur les paquebots ultérieurs.

Le capitaine Herndon et le chef ingénieur Jones ont péri, et leurs décès ont été consignés dans les journaux contemporains comme des exemples de devoir professionnel sous des conditions extrêmes. Le SS Central America reste une étude de cas sur la façon dont le climat, les limites techniques et la valeur de la cargaison se sont conjugués pour produire l'une des pertes maritimes les plus meurtrières du XIXe siècle.

Source: en.wikipedia.org/wiki/SS Central America

Personnalités

Le roi Pierre II meurt à Muret, l'Aragon en crise

Muret, France

Le roi Pierre II meurt à Muret, l'Aragon en crise — Muret, France
Image: Unknown authorUnknown author · Public domain

Le roi Pierre II d'Aragon est mort sur le champ de bataille de Muret en menant une coalition de seigneurs du sud de la France contre les forces de la Couronne française. Le combat faisait partie de la croisade des Albigeois, une campagne lancée par le pape Innocent III pour éliminer l'hérésie cathare dans la région du Languedoc. Pierre avait répondu à l'appel de son vassal le comte Raymond VI de Toulouse, espérant protéger ses alliés du sud et maintenir l'influence aragonaise au‑delà des Pyrénées.

L'armée française, commandée par Simon de Montfort, comptait environ 1 400 hommes, incluant de la lourde cavalerie et de l'infanterie disciplinée. La force de Pierre était plus petite, peut‑être 800 hommes, et reposait largement sur des chevaliers montés censés percer les lignes ennemies par la charge. Le terrain autour de Muret était une plaine ouverte traversée par un ruisseau peu profond, ce qui limitait la capacité de la cavalerie aragonaise à manœuvrer. Pierre ordonna une attaque directe sans attendre que son infanterie forme une ligne de soutien, décision consignée dans les chroniques contemporaines comme une violation des tactiques médiévales classiques.

Lors de la charge, les chevaliers français formèrent un mur de lances défensif qui repoussa les cavaliers aragonais. Pierre fut désarçonné par une lance et tué sur le champ ; le chroniqueur Pierre de Vaux‑de‑Cernay note que son corps resta sur le terrain. Les pertes parmi les troupes de Pierre furent lourdes, avec des estimations de 600 tués ou capturés, tandis que les pertes françaises étaient inférieures à 100. La défaite élimina la menace militaire immédiate contre la Couronne française dans le sud et sécurisa le contrôle de Montfort sur le comté de Toulouse.

Le roi Pierre II meurt à Muret, l'Aragon en crise — Muret, France
Image: Louis Blancard · Public domain

La mort de Pierre déclencha une crise de succession en Aragon. Son unique fils, Jacques I, n'avait que douze ans et ne pouvait pas assumer pleinement le pouvoir. La noblesse aragonaise élut un conseil de régence dirigé par le frère de Pierre, la future mère du roi Jacques I, Marie de Montpellier, et le noble influent Guillem de Montcada. Le conseil dut négocier avec Philippe II de France, qui exigeait un tribut et la reconnaissance de la suzeraineté française sur les territoires contestés. Les traités qui en résultèrent, notamment le traité de Corbeil en 1258, officialisèrent la perte des prétentions aragonaises au‑nord des Pyrénées et remodelèrent la carte politique de la Méditerranée occidentale. Ce changement réduisit la capacité de la Couronne d'Aragon à intervenir dans les affaires françaises pendant les deux siècles suivants, concentrant son pouvoir sur la péninsule ibérique et les îles méditerranéennes.

La mort de Pierre II modifia donc l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Aragon, força un jeune roi à une régence et prépara le terrain pour des ajustements territoriaux à long terme qui affectèrent des centaines de milliers de sujets dans les deux royaumes.

Source: en.wikipedia.org/wiki/Peter II of Aragon

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