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Politique et État

Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes première nation

New Zealand

Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes – première nation — New Zealand
Image: Robert Cutts · CC BY 2.0

La Nouvelle-Zélande est devenue le premier pays autonome à accorder le droit de vote aux femmes lorsque la loi électorale de 1893 a reçu l’assentiment royal. La législation a modifié la règle électorale qui limitait le vote aux propriétaires masculins, en ajoutant toutes les femmes adultes sur les listes électorales.

La loi est le résultat d’une campagne menée par la New Zealand Woman’s Christian Temperance Union et la récemment créée Women’s Franchise League. Leur secrétaire, Kate Sheppard, a organisé des pétitions qui ont recueilli 32 000 signatures, représentant environ un tiers de la population féminine adulte. Au Parlement, le projet a été présenté par le Premier John Ballance, qui a soutenu que refuser le vote aux femmes était incompatible avec les principes démocratiques. Le vote à la Chambre des représentants a été de 49 en faveur, 28 contre, et le projet a été adopté le 19 septembre 1893.

Lorsque la loi est entrée en vigueur, environ 120 000 femmes ont été ajoutées à l’électorat, soit environ 20 % de la population votante totale de la Nouvelle-Zélande. Lors de la première élection générale après le changement, en novembre 1893, les femmes se sont présentées en nombre comparable à celui des hommes, avec une estimation de 86 % des femmes éligibles qui ont voté. Leur participation a aidé le Parti libéral à rester au pouvoir, mais l’impact immédiat sur les politiques était modeste ; la plupart des élus restaient des hommes.

Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes – première nation — New Zealand
Image: H. H. Clifford, see https://collection.canterburymuseum.com/objects/243177/glass-plate-negative-kate-w-sheppard · Public domain

Les conséquences à plus long terme furent plus profondes. L’inclusion des femmes dans les élections a accéléré les réformes du droit du travail, de l’éducation et de la santé publique, domaines où les électrices ont exercé une pression via des pétitions et des réunions locales. En 1919, les femmes pouvaient également se présenter au Parlement, et en 1933 Elizabeth McCombs est devenue la première députée. L’exemple de la Nouvelle-Zélande a influencé les mouvements suffragistes au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie, offrant un précédent juridique concret montrant que les droits politiques des femmes étaient compatibles avec une gouvernance stable.

La loi de 1893 est restée en vigueur sans modification majeure jusqu’à la Representation of the People Act de 1918 au Royaume-Uni, qui a étendu le droit de vote aux femmes britanniques de plus de 30 ans. En Nouvelle-Zélande, la disposition originale a continué de façonner la participation électorale, contribuant aux taux de participation constamment élevés du pays, qui dépassent 80 % lors des élections récentes. L’adoption précoce du suffrage féminin est citée comme un facteur des politiques sociales progressistes de la Nouvelle-Zélande et de sa réputation en matière d’équité de genre dans la représentation politique.

Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes – première nation — New Zealand
Image: William Blomfield (1866–1938) · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Women's suffrage in New Zealand

Guerre et conflit

Début du siège de Paris blocus pendant la guerre franco‑prussienne

Paris, France

Début du siège de Paris – blocus pendant la guerre franco‑prussienne — Paris, France
Image: Adolphe Braun · Public domain

Le gouvernement français et l'armée prussienne se faisaient face le long d’une ligne qui constituait depuis 1815 la frontière défensive française. Jusqu’au 18 septembre 1870, l'Armée du Rhin française occupait les frontières orientales et Paris restait la capitale politique avec son administration civile complète. La défaite des forces du Rhin à Sedan le 1 septembre força le gouvernement français à se relocaliser à Paris et laissa la capitale exposée à un siège que le haut commandement prussien voulait imposer pour obtenir une capitulation sans nouvelles batailles.

La croyance commune veut que le siège débuta par une attaque surprise, mais les forces prussiennes avaient déjà encerclé Paris dans la nuit du 19 septembre. Le général von Moltke ordonna à trois armées de converger : la Première armée sous le prince Frédéric‑Charles, la Deuxième sous le prince héritier Albert, et la Troisième sous le prince héritier Wilhelm. Ensemble elles déployèrent environ 800 000 hommes et positionnèrent 2 500 pièces d’artillerie sur le périmètre extérieur de la ville. La garnison française à l’intérieur de Paris comptait près de 300 000 soldats, incluant troupes régulières, unités de la Garde nationale et milice, soutenus par une milice civile de 500 000 hommes à qui l’on avait ordonné d’aider à la défense.

Le mécanisme du siège était un bombardement d’artillerie systématique combiné à un blocus de toutes les voies d’approvisionnement. Les Prussiens installèrent des canons lourds sur les hauteurs de Montmartre, Saint‑Denis et les faubourgs sud, leur permettant de tirer sur les remparts de la ville et son intérieur. Début octobre, ils tiraient jusqu’à 30 000 obus par jour, ciblant dépôts de vivres, réservoirs d’eau et gares. La réponse française reposait sur les forts intérieurs construits après les révolutions de 1848, mais ces forts ne pouvaient arrêter les obus à longue portée. Parallèlement, l’armée prussienne coupa les lignes ferroviaires en périphérie, empêchant les livraisons de grain d’atteindre la capitale. Les archives montrent qu’en décembre la ration quotidienne de pain pour les civils parisiens était tombée à 200 grammes.

Début du siège de Paris – blocus pendant la guerre franco‑prussienne — Paris, France
Image: AnonymousUnknown author · Public domain

Le gouvernement civil, dirigé par le président Louis‑Napoléon Bonaparte et son ministre de la Guerre, le général Trochu, choisit de maintenir la résistance malgré la détérioration des conditions. Trochu ordonna la construction de fours improvisés et le rationnement du charbon, mais l’hiver 1870‑71 fit chuter la température moyenne à –5 °C, augmentant la mortalité due au froid et aux maladies. Les chiffres officiels français indiquent 12 000 morts militaires et 30 000 morts civils pendant le siège, tandis que les pertes prussiennes dues aux tirs d’artillerie s’élevaient à environ 5 000.

Le siège prit fin le 28 janvier 1871 lorsque l’Assemblée nationale française, nouvellement élue après l’armistice, vota la reddition. La capitulation obligea la France à évacuer les forts, à payer une indemnité de guerre de cinq milliards de francs et à accepter l’occupation de parties de l’est du pays. La conséquence immédiate fut la proclamation de l’Empire allemand le 18 janvier 1871, qui remodela l’équilibre des pouvoirs en Europe et prépara le terrain aux conflits futurs.

Début du siège de Paris – blocus pendant la guerre franco‑prussienne — Paris, France
Image: M.G. Mangin, Aéronaute · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Siege of Paris (1870–1871)

Guerre et conflit

Bataille de Megiddo : les Britanniques écrasent l'armée ottomane dans une offensive décisive de la Première Guerre mondiale

Megiddo, Israel

Bataille de Megiddo : les Britanniques écrasent l'armée ottomane dans une offensive décisive de la Première Guerre mondiale — Megiddo, Israel
Image: Unknown photographerUnknown photographer · Public domain

La décision du général Edmund Allenby, début septembre, de concentrer trois divisions de cavalerie derrière la plaine côtière a créé les conditions du coup décisif à Megiddo. Le plan, appelé la bataille de Sharon, prévoyait une avancée rapide de nuit à travers la plaine, une traversée surprise du fleuve Jourdain et une attaque d'infanterie coordonnée sur la ligne frontale ottomane à Naplouse. Allenby a choisi cette approche parce que les forces ottomanes, sous le général Otto Liman von Moltke, dépendaient d'une ligne défensive statique de tranchées et d'artillerie, affaiblie par des mois d'attrition et par la perte des approvisionnements allemands.

Les forces de l'Empire britannique comprenaient environ 60 000 fantassins, 20 000 cavaliers et 400 pièces d'artillerie, tandis que l'armée ottomane comptait près de 70 000 soldats, dont 30 000 étaient des fantassins de première ligne. Le 19 septembre, l'infanterie britannique a commencé un bombardement de trois heures, puis la cavalerie a avancé en trois vagues. À l'aube, la cavalerie avait percé les zones arrière ottomanes, capturé le principal dépôt d'approvisionnement à Afula et coupé la ligne de chemin de fer vers Damas. Le commandant ottoman, ignorant la vitesse de la cavalerie, a ordonné une contre‑attaque qui a entraîné 6 000 pertes ottomanes et 8 000 prisonniers, tandis que les pertes britanniques s'élevaient à 2 500 tués ou blessés.

L'élément le plus négligé de la bataille est le rôle de la division montée australienne et néo‑zélandaise, dont la reconnaissance a identifié un point faible près du village de Tibériade. Leur rapport a permis à Allenby de rediriger une brigade de la 4e division de cavalerie, qui a capturé le pont de Jisr el Mejdel avant que les Ottomans ne puissent le détruire. Les récits populaires attribuent souvent la victoire uniquement à l'infanterie britannique, mais la capacité de la cavalerie à contourner les positions ottomanes et à couper leurs lignes de communication a été le facteur décisif.

Bataille de Megiddo : les Britanniques écrasent l'armée ottomane dans une offensive décisive de la Première Guerre mondiale — Megiddo, Israel
Image: Australian Flying Corps · Public domain

Le résultat de Megiddo a contraint le haut commandement ottoman à se retirer de la Palestine et a ouvert la route vers Damas, menant à l'armistice du 30 octobre 1918. La bataille a également démontré l'efficacité des tactiques d'armes combinées intégrant artillerie, infanterie, cavalerie et reconnaissance aérienne, méthode adoptée plus tard pendant l'entre‑deux‑guerres. Le coût humain fut élevé : les pertes civiles ottomanes lors de la retraite sont estimées à 10 000, tandis que l'Empire britannique a subi 2 500 morts militaires et 4 000 blessés. La victoire a redessiné la carte du Moyen‑Orient, mettant fin à la domination ottomane dans la région et ouvrant la voie aux mandats britannique et français qui ont suivi.

Bataille de Megiddo : les Britanniques écrasent l'armée ottomane dans une offensive décisive de la Première Guerre mondiale — Megiddo, Israel
Image: Department of Military Art and Engineering, at the U.S. Military Academy (West Point). · Public domain

Source: en.wikipedia.org/wiki/Battle of Megiddo (1918)

Guerre et conflit

Khalid ibn al‑Walid capture Damas tournant de la conquête islamique précoce

Damascus, Syria

Khalid ibn al‑Walid capture Damas – tournant de la conquête islamique précoce — Damascus, Syria
Image: Heretiq · CC BY-SA 3.0

Avant septembre 634, la ville de Damas était une importante place forte byzantine en Syrie, défendue par une garnison estimée à 8 000 hommes et un réseau de murs fortifiés. L'empereur byzantin Héraclius venait de repousser une invasion perse et réaffectait des troupes au front oriental, laissant les défenses syriennes plus minces qu'auparavant. La même année, le califat rashidun, dirigé par le commandant Khalid ibn al‑Walid, avait déjà remporté des victoires à Ajnadayn et Yarmouk, réduisant les forces de terrain byzantines à environ 5 000 dans la région. Khalid déplaça donc son armée, comptant près de 15 000 fantassins et cavaliers, vers Damas dans le but d'éliminer la dernière grande base byzantine du Levant.

Khalid organisa une attaque à deux volets. Une force s'approcha de l'ouest, utilisant une brèche découverte lors d'escarmouches antérieures, tandis qu'une seconde colonne contourna le sud pour bloquer toute retraite. Le plan reposait sur un mouvement rapide et sur la capacité de sa cavalerie à contourner les défenseurs avant qu'ils ne puissent concentrer leurs troupes limitées. Les commandants byzantins, conscients de l'armée qui approchait, tentèrent de renforcer la porte ouest mais ne purent y déployer que 1 200 soldats. Lorsque la colonne ouest de Khalid atteignit la porte, ils lancèrent une charge coordonnée qui submergea les défenseurs, tuant environ 300 hommes et capturant la porte en quelques heures.

La colonne sud saisit les aqueducs de la ville, coupant l'approvisionnement en eau de la garnison. Privées d'eau et sous le feu de la brèche ouest, les troupes byzantines subirent de lourdes pertes ; les récits contemporains indiquent que sur les 8 000 défenseurs initiaux, moins de 1 000 survécurent au siège. Khalid entra dans la ville le 19 septembre 634 et ordonna la démolition des murs restants pour empêcher une future réoccupation byzantine. La prise marqua la fin du gouvernement byzantin organisé en Syrie et ouvrit la voie à une expansion rashidun supplémentaire vers Antioche et l'intérieur de la péninsule arabique.

Khalid ibn al‑Walid capture Damas – tournant de la conquête islamique précoce — Damascus, Syria
Image: Mohammad Adil (talk) · CC BY-SA 3.0

Dans les mois qui suivirent la chute de Damas, l'administration rashidun installa un gouverneur chargé de percevoir les impôts et d'intégrer la population locale dans la nouvelle politique islamique. La perte de Damas força l'Empire byzantin à se replier sur le plateau anatolien, où il se concentra sur la défense de sa capitale. L'événement changea ainsi l'équilibre des pouvoirs au Proche-Orient, établissant le califat rashidun comme force dominante dans la région pendant plusieurs décennies.

Khalid ibn al‑Walid capture Damas – tournant de la conquête islamique précoce — Damascus, Syria
Image: الله أكبرMohammad Adil · CC BY-SA 3.0

Source: en.wikipedia.org/wiki/Siege of Damascus (634)

Personnalités

Le président James A. Garfield décède l’assassinat déclenche la réforme de la fonction publique

Washington, D.C., USA

Le président James A. Garfield décède – l’assassinat déclenche la réforme de la fonction publique — Washington, D.C., USA
Image: Unknown; part of Brady-Handy Photograph Collection. · Public domain

James A. Garfield, le 20ᵉ président des États-Unis, est mort le 19 septembre 1881 après qu’une blessure infligée par Charles J. Guiteau n’ait pas guéri. Garfield avait pris ses fonctions en mars à l’âge de 49 ans et dirigeait un cabinet divisé sur les nominations patronales. Guiteau, un chercheur d’emploi de 29 ans, croyait qu’une lettre personnelle à Garfield promettant d’obtenir un poste diplomatique avait été ignorée, et il en a conclu que tuer le président forcerait le Congrès à le nommer.

La tentative d’assassinat a eu lieu le 2 juillet 1881 à la gare Baltimore‑Potomac. Guiteau a approché Garfield avec un pistolet de calibre .442, a tiré deux coups à bout portant, a manqué la tête du président mais a touché son dos. La balle s’est logée près de la colonne vertébrale et a causé une grave plaie abdominale. Garfield a survécu à la première fusillade, mais son état s’est aggravé à cause d’une infection.

Le traitement médical a été assuré par le Dr Willard Bliss, médecin en chef à la Maison Blanche. Bliss s’est appuyé sur la pratique dominante de sonder la plaie avec des instruments non stérilisés, méthode préconisée par l’American Medical Association à l’époque. L’absence de technique antiseptique a permis aux bactéries de proliférer ; au moins douze médecins ont examiné le président, chacun introduisant des agents pathogènes supplémentaires. L’analyse moderne attribue la mort de Garfield à la septicémie plutôt qu’à la balle elle‑même.

Le président James A. Garfield décède – l’assassinat déclenche la réforme de la fonction publique — Washington, D.C., USA
Image: Mayor Pez at English Wikipedia · Public domain

Guiteau a été arrêté immédiatement par la police de la gare et détenu dans la prison de Washington. Il a affirmé avoir agi par ressentiment personnel, motif consigné dans sa confession et dans les transcriptions du procès. Le procès a commencé le 17 novembre 1881 devant le juge Walter Q. Gresham. L’accusation a présenté des preuves de préméditation, dont l’achat du pistolet par Guiteau et ses entrées de journal. La défense a invoqué la folie, citant le comportement erratique de Guiteau, mais le jury a rejeté cette thèse. Le 25 janvier 1882, Guiteau a été condamné à mort, et l’exécution a été réalisée par pendaison le 30 juin 1882.

La mort de Garfield a créé une crise constitutionnelle concernant la succession présidentielle. Le vice‑président Chester A. Arthur, âgé de 51 ans, a assumé la présidence le même jour que le décès de Garfield, comme l’exige l’Article II, Section 1 de la Constitution. L’accession d’Arthur a conduit à l’adoption du Pendleton Civil Service Reform Act en 1883, qui a réduit le patronage et instauré l’embauche fondée sur le mérite, répondant directement au climat politique qui avait motivé Guiteau.

Le président James A. Garfield décède – l’assassinat déclenche la réforme de la fonction publique — Washington, D.C., USA
Image: The original uploader was The Mystery Man at English Wikipedia.. Photographer not known · Public domain

L’incident a également suscité un débat public sur l’hygiène médicale, favorisant l’adoption progressive des pratiques antiseptiques dans les hôpitaux américains. La combinaison d’une assassinat à motivation politique, de soins médicaux obsolètes et d’une transition constitutionnelle rapide illustre comment des griefs personnels peuvent se croiser avec les processus institutionnels pour façonner la politique nationale.

Source: en.wikipedia.org/wiki/James A. Garfield

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